Dans une démarche proactive de lutte contre l'illettrisme et l'illectronisme, une étape significative a été franchie le 6 novembre lors de la signature de la Charte d'engagement. Cet événement crucial a réuni divers acteurs parmi lesquels l'UDES, invité par le préfet de la Région Pays de la Loire, Fabrice Rigoulet-Roze, et en présence de Christian Janin, président de l'Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme.
L'UDES, engagée dans la bataille contre l'illettrisme en milieu professionnel, s'aligne sur cette initiative et se joint à l'effort collectif pour sensibiliser les employeurs, identifier et accompagner les salariés confrontés à ces difficultés.
L’illettrisme en milieu professionnel en quelques chiffres
Les chiffres dévoilant l'ampleur de cette problématique sont éloquents. En effet, contrairement à l'idée générale, ce fléau ne touche pas seulement les personnes sans emploi ou les populations immigrées. En Pays de la Loire, potentiellement 85 000 salariés pourraient être impactés par l'illettrisme et/ou l'illectronisme. Une personne en situation d'illettrisme sur deux étant en emploi.
Dans un contexte professionnel de plus en plus numérique, il est crucial d'agir dès que ces difficultés sont identifiées chez les salariés, évitant ainsi l'aggravation de la situation et les conséquences néfastes pour l'employé et l'entreprise. Il est impératif de sensibiliser les employeurs, de repérer ces problèmes et de fournir un soutien sans stigmatisation.
La charte de l’engagement
La charte d'engagement présentée lors de cet événement vise à inciter les acteurs économiques à prendre conscience de l'importance des compétences de base dans le monde du travail. L'objectif est de garantir l'accès à la lecture, à l'écriture, au calcul et au numérique de base pour tous les salariés confrontés à ces difficultés.
En tant que signataire de la charte, l’UDES s’engage à sensibiliser les employeurs à l’illettrisme, et à faciliter leur accès aux démarches vertueuses en faveur de la lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme :
- Promouvoir un diagnostic des situations d’illettrisme en milieu professionnel sur la plateforme EVAGILL.
- Mettre en œuvre, avec le soutien de l’ANLCI et de ses outils, les moyens nécessaires pour repérer les besoins et organiser la formation des salariés en situation d’illettrisme.
- Favoriser l’engagement des salariés et des entreprises et des organismes publics dans un parcours de remédiation pour la maîtrise des compétences de base en situation de travail pouvant être validé par l’obtention du certificat CléA.
Et pour la suite ?
L'objectif affiché est ambitieux : éliminer toute situation d'illettrisme parmi les salariés d'ici 2026. Pour l'UDES, cet engagement est un pas vers une plus grande inclusion, bien que le défi majeur demeure l'implication des employeurs au sein de leurs entreprises.
Les prochaines étapes semblent prometteuses. En 2024, l'INSEE prévoit de publier les résultats de la dernière enquête sur l'illettrisme et l'illectronisme des salariés, apportant ainsi une vision plus actuelle de la réalité, alors que les données les plus récentes datent de 2011.
Une fois ces données disponibles, un groupe de travail sera mis en place pour permettre aux structures concernées de mieux appréhender les enjeux et de s'approprier les outils existants. L'UDES suivra de près ces évolutions.
Ce pas en avant représente un engagement fort contre l'illettrisme en milieu professionnel et inscrit l'UDES dans une démarche proactive pour l'inclusion et le développement des compétences fondamentales au sein des entreprises.
La charte de l’engagement
Et pour la suite ?












