Le 7 novembre 2025, l’Udes en Pays de la Loire a réuni à Nantes des employeurs et des partenaires de l’économie sociale et solidaire autour d’une première conférence-atelier consacrée à l’intelligence artificielle. Entre témoignages, réflexion prospective et apports d’experts, cette matinée a permis de mieux comprendre les usages déjà existants et les conditions nécessaires à une appropriation responsable de l’IA dans l’ESS.
Une première étape pour comprendre et agir collectivement
Organisée avec l’Espace régional de dialogue social (ERDS), cette rencontre ouvrait un cycle de trois conférences-ateliers sur l’intelligence artificielle et les conditions de travail.
L’objectif : partir des pratiques et des préoccupations concrètes des employeurs pour mieux comprendre les effets de l’IA sur les organisations, les métiers et les conditions de travail.
Des usages de l’IA déjà présents dans les structures
La table ronde « Pitchez vos usages de l’IA » a permis de confronter les expériences de trois structures présentant des niveaux d’avancement différents : ADT 44, ETTIC et la Macif.
Anticiper les transformations du travail, former, encadrer et accompagner les besoins
Lors de l’atelier « Futurs du travail » animé par l’Aract des Pays de la Loire, les participants ont été invités à se projeter dans les organisations de l’ESS en 2040.
À partir de scénarios prospectifs, les groupes ont réfléchi aux conséquences possibles de l’intelligence artificielle, mais également des transitions écologique et numérique, des pénuries de main-d’œuvre ou encore des nouvelles attentes des salariés.
Amélie Cordier, fondatrice de Graine d’IA, est revenue sur les échanges de la matinée et sur les principales conditions d’une appropriation responsable de l’intelligence artificielle.
Elle a notamment souligné l’importance de l’acculturation et de la formation des salariés, mais aussi la nécessité de partir des besoins réels de chaque structure. Avant de choisir un outil, les employeurs sont invités à s’interroger sur les objectifs poursuivis, la protection des données, les risques de biais, les impacts sur les compétences ou encore le coût environnemental des usages.
Cette première conférence-atelier a ainsi posé les bases d’une réflexion collective : comment faire de l’intelligence artificielle un outil au service des professionnels et des finalités sociales des structures, sans perdre de vue les valeurs de solidarité, de démocratie et de primauté de l’humain portées par l’ESS ?
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