Les métiers de l’ESS à l’épreuve des nouvelles générations : dialogue avec les étudiants de l’Université d’Angers

L’ESS emploie 165 413 personnes, représentant 13,1 % de l’emploi salarié dans les Pays de la Loire. Pourtant, les métiers sont parfois peu identifiés, reconnus ou ne semblent pas attractifs. L’ESS a-t-elle vraiment de quoi attirer les jeunes ? Ces derniers refusent-ils de travailler ? Et les employeurs de l’ESS sont-ils aussi exemplaires ?

Le 18 novembre dernier, l’UDES a co-organisé, avec les enseignants de l’Université d’Angers, une journée d’échanges auprès des étudiants des masters « Gestion des territoires et développement local » et « Intervention et développement social » de l’Université d’Angers. L’objectif ? Croiser les regards de cette jeune génération en quête de sens avec ceux des employeurs engagés.

Un total de 75 personnes - étudiants et employeurs - s’est réuni pour une journée riche en réflexions et remises en question. 

 

Une journée placée sous le signe de la remise en question

D’emblée, le ton était donné. La présentation de Laurence Vernay, 1re vice-présidente de la CCI de Saint-Nazaire, s’appuyait sur l’étude « Jeunes et entreprises : la rencontre (im)possible » pour questionner les préjugés. Elle a posé un cadre stimulant pour les échanges entre étudiants et professionnels de divers secteurs – aide à domicile, formation, handicap, mutualité ou encore insertion. 
Les discussions ont vite balayé certains clichés. Non, les jeunes ne refusent pas de travailler. « Faire cinq ans d’études, s’investir dans un master… N’est-ce pas la preuve d’un engagement fort ? » ont-ils rétorqué. Ce qu’ils remettent en cause, c’est la notion même de « jeunes », un terme qui gomme les diversités de parcours et d’attentes.

 

 

Les attentes d’une génération exigeante

Si les étudiants ont été prompts à dénoncer les malentendus, ils ont aussi été clairs sur leurs aspirations :

  • Respect et transparence dans les relations professionnelles.
  • Une communication claire sur les tâches et les objectifs.
  • Un équilibre vie professionnelle-vie personnelle, devenu un critère incontournable.
     

Ils ont également souligné l’importance de la communication entre employeurs et jeunes salariés. « Laissez-nous le temps de faire nos preuves ! », ont-ils plaidé face au sentiment d’être constamment en concurrence avec des profils expérimentés.
Les échanges ont aussi permis de remettre en question les méthodes de recrutement. Si certains étudiants décrivent la lettre de motivation comme obsolète à l’ère de l’intelligence artificielle les employeurs mettent en garde : « Nous savons quand c’est un robot qui fait une lettre. Si elle n’est pas relue, personnalisée et montre qu’il y a eu un travail de recherche sur le poste, celle-ci peut être éliminatoire ».

 

 

Des employeurs conscients de leurs défis

Les employeurs de l’ESS présents n’ont pas défendu un modèle figé. Bien au contraire, ils ont admis leurs marges de progression. Former un jeune qui ne restera pas dans l’entreprise, anticiper les aspirations des nouvelles générations, maintenir un dialogue constant… Autant de pistes explorées pour répondre aux attentes.

 

 

Découvrir des métiers insoupçonnés

Cette journée a aussi été l’occasion pour les étudiants de découvrir des secteurs peu connus de l’ESS. À travers des témoignages et un trombinoscope, ils ont exploré des métiers aux contours souvent mal perçus. Les étudiants ont été surpris de découvrir les métiers de la mutualité et les enjeux portés au sein de ce secteur de l’ESS, présentés par la Macif. Qui aurait imaginé, par ailleurs, que l’aide à domicile puisse être « un secteur sexy », selon les mots de Geoffroy Verdier ? 

 

Vers un futur commun

En conclusion, cette journée a réaffirmé l’importance d’une réflexion collective pour façonner un monde du travail à la hauteur des attentes. Dans l’ESS, où impact sociétal et épanouissement personnel sont au cœur des valeurs, Le dialogue entre les employeurs de l'ESS et les jeunes constitue un levier important que l'UDES souhaite continuer à explorer pour innover et soutenir les employeurs en quête de progrès et d'innovation sociale. 

 

Prochaine étape

Cette deuxième rencontre avec les étudiants d’Angers a ouvert la voie vers une pérennisation des échanges pour continuer à questionner et anticiper les transitions sociales et économiques tout en assurant la visibilité de l’ESS et des métiers en tension. 
 

Pays de la Loire

Chiffres clés

En Pays de la Loire, l’ESS emploie 165 413 personnes, ce qui représente 13,1 % de l’emploi salarié sur le territoire. La région compte 15 419 établissements employeurs, soit 12,7 % du total des établissements de la région.

Source : Edition 2020 de l’Atlas commenté de l’économie sociale et solidaire, Observatoire national de l'ESS – ESS France

 

En Pays de la Loire, l’UDES représente* plus de 59 000 salariés et environ 2 290 entreprises :

  • Services sanitaires, sociaux, médico-sociaux à domicile et services à la personne : 318 structures et 11 303 salariés
  • Etablissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux : 96 structures et 15 755 salariés
  • Mutualité : 15 structures et 7 400 salariés
  • Spectacle, Animation, Activités récréatives, Sport, Education populaire : 1 454 structures et 11 84 salariés
  • Coopératives : 218 structures et 7 668 salariés
  • Insertion, Formation, Actions de prévention et d’accompagnement à caractère social, Petite enfance : 191 structures et 5 914 salariés

Source : Analyse interne réalisée par le pôle relations sociales de l'UDES (octobre 2022)

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