Depuis 2022, plusieurs avancées dues essentiellement à la crise liée au Covid-19 ont été constatées mais ne sont pas suffisantes pour absorber la réalité de notre société : la population âgée de 85 ans et plus va doubler entre 2018 et 2040, et tripler d’ici à 2060 avec des besoins croissants associés. L’UDES a participé depuis 2018 aux différentes concertations sur le sujet jusqu’au conseil national de la refondation en 2022 et compte par ce biais peser sur les débats.
Si le financement reste la clé de beaucoup d’obstacles, l’Union soutient l’idée d’accompagner les individus à chaque étape de leur vie avec une approche de l’autonomie fondée sur une prévention multidimensionnelle. Cela implique une coordination parfaite entre les différents interlocuteurs et, quand le maintien à domicile n’est plus possible, c’est l’accroissement de l’offre de médicalisation des ehpad qui doit être envisagée avec le recrutement de personnel médical et des tarifs qui permettent leur accès à tous.
Des métiers du soin à valoriser
Les métiers du social et du médicosocial souffrent d’une pénurie de travailleurs, environ 50 000 emplois dans le médico-social et 20 000 dans l’aide à domicile. Pour les rendre plus attractifs, la rémunération est un frein certain sur lequel travailler, mais la promotion de ces professions du soin en est un autre, auprès du public scolaire en particulier.
Au sein même des structures, l’UDES préconise le renforcement des dispositifs de prévention des risques professionnels et une meilleure participation des salariés aux décisions et à l’organisation du travail. Développer les plans de développement des compétences des entreprises est un levier intéressant pour maintenir dans l’emploi et faire évoluer les salariés, tout comme l’appui à des filières et des dispositifs existants (apprentissage, Pro-A, dispositif de validation des acquis de l'expérience, ou VAE, etc.).
Enfin, comme rien n’est possible sans financements, l’Union propose de conforter le système de solidarité nationale intergénérationnelle par une prise en charge du risque autonomie qui doit d’abord relever de la responsabilité collective et de la solidarité nationale et notamment prévoir : la création d’une nouvelle « prestation autonomie » ; diminuer le reste à charge pour les usagers ; créer une assurance perte d’autonomie obligatoire n’excluant pas les personnes économiquement vulnérables.
Paroles d'experts
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| Olivier Savier, ADMR de Seine-Maritime | Virginie Magnant, CNSA | Marie-Anne Montchamp, Ocirp |

















