Ce jeudi 30 novembre au sein des locaux de la CRESS en Bretagne, se tenait la première rencontre des structures pour participer à l’atelier de sensibilisation au dialogue social à destination des structures de moins de 50 salariées.
Animé par l’Aract, l’atelier s’inscrit dans le cadre de la relation partenariale entre l’UDES et l’Aract Bretagne et du plan d’action régional de l’UDES 2023/2025 : Développer le dialogue social dans l’ESS.
Quel est l’intérêt pour les entreprises de moins de 50 salariés de se doter d’une instance de dialogue social ? Quelles sont les conditions de sa mise en œuvre ?
L’atelier était un temps de sensibilisation, mais également un temps de partage entre les dirigeant·e·s et représentant·e·s d’organisations dans l’ESS.
Les objectifs :
- Mesurer l’intérêt de mettre en place un CSE pour la/le dirigeant·e d’entreprise / organisation, et les salarié·e·s
- Faire progresser l’action du CSE lorsqu’il existe
- Se situer par rapport à son fonctionnement, ses difficultés, ses besoins
- Se positionner sur l’offre de services UDES / Aract
Qui est l’Aract ?
L’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail Bretagne est une des 16 directions régionales de l’Anact.
- Etablissement public administratif créé en 1973
- Administré par l’Etat et les partenaires sociaux
- Un siège national à Lyon et 16 agences en région
Mission : Améliorer les conditions de travail :
- en agissant notamment sur l’organisation du travail
- et favorisant les relations professionnelles
Pour en savoir plus : https://bretagne.aract.fr/
Des échanges riches autour de l’importance d’un CSE et les difficultés de le faire vivre
En présences des organisations syndicales de salariés : la CFDT et la CFE-CGC, de l’UDES et de l’association 3 Regards venue témoigner sur leur expérience de CSE, les structures présentes souhaitant créer un CSE dans leur structure, ont pu exprimer leurs doutes et inquiétudes.
Au cœur des discussions sur la mise en place d'un CSE, l'accent a été mis sur l'importance de la collaboration entre l'employeur et les employés. Les participants ont exploré la manière dont le dialogue social peut s'inspirer du quotidien pour améliorer les conditions de travail.
Des chiffres révèlent une réalité préoccupante : 25% des représentants du personnel ne souhaitent pas se représenter et 43% préfèrent ne pas se porter candidats, principalement à cause du temps requis par cette fonction, dont 32% attribuent ce choix à un manque de considération de la part de la direction1.
Le constat a été dressé que malgré la première vague de renouvellement des CSE, le nombre de candidats reste insuffisant, soulevant ainsi la question cruciale de la pérennité du dialogue social en l'absence d'une participation active. Les participants ont souligné le risque de mettre une pression excessive sur les représentants déjà en fonction, pouvant les conduire à la démission et, par conséquent, à une diminution encore plus marquée du nombre de participants.
Les représentants des organisations syndicales ont mis l'accent sur l'évaluation du CSE, soulignant l'importance de comprendre sa véritable mission et de favoriser une communication équilibrée entre salariés et employeurs. La question du temps consacré au CSE a également été soulevée, soulignant son caractère crucial.
La CGC-CFE a également souligné un problème fondamental : le manque d'informations des salariés par la direction sur la raison des élections et l'importance du CSE.
Ces échanges fructueux ont permis de partager des bonnes pratiques pour la mise en place d'un CSE efficace :
- Former les représentants à leurs mandats, impliquant à la fois les employés et les employeurs.
- Réfléchir aux conditions optimales de mise en place du CSE et au temps nécessaire pour son bon fonctionnement.
- Surmonter le découragement face à la démobilisation des pairs.
Le parcours de formation-action : un dispositif d’appui pour les organisations au premier semestre 2024
Une formation action va être mise en place au premier semestre 2024. Le dispositif d’appui aux structures présenté par l’Aract prévoit un accompagnement en modules pour les structures n’ayant pas encore de CSE et les structures avec un CSE.
- Parcours pour des entreprises / organisations sans CSE - 6 structures
Ce parcours se compose d’un module avec un socle « fonctionnement des instances » et deux options thématiques. Chaque structure aura également la possibilité de mobiliser un jour d’appui d’un·e chargé·e de missions de l’Aract Bretagne pour répondre à ses questions et la conseiller dans ses démarches.
- Parcours pour des entreprises / organisations avec CSE - 6 structures
Ce parcours comprend deux modules composant un socle « améliorer le fonctionnement du CSE », et deux options thématiques. Chaque structure aura également la possibilité de mobiliser un jour d’appui d’un·e chargée de missions de l’Aract Bretagne pour répondre aux questions et la conseiller dans ses démarches.
Informations pratiques
- Contact : Anna Ott-hauville, chargée de projets en Bretagne : aott-hauville@udes.fr
1Article du journal Le Monde du 30/11/23













