Face à un contexte économique, social et budgétaire particulièrement tendu, David Cluzeau, président de l’Udes, a pris la parole dans une interview accordée à Médiatico pour exposer les positions de l’Union :
Ouverture de l'adhésion
David Cluzeau a réaffirmé l’ambition de bâtir la « maison commune des employeurs de l’ESS » en rassemblant l’ensemble des acteurs pour renforcer la représentativité du secteur.
« Nos organisations membres rassemblent déjà 41 000 entreprises et 800 000 salariés. Mais notre champ compte plus de 200 000 employeurs. Notre ambition est de construire leur maison commune patronale. »
Défense de la règle d'or sociale
Le président a rappelé l’exigence d’une vision globale des arbitrages budgétaires pour préserver l’emploi, les services de proximité et les territoires.
« Une économie budgétaire n’en est réellement une que si elle ne génère pas demain un coût social, territorial ou financier supérieur. »
Place de l'Udes dans le débat économique
Il a affirmé la volonté de l’Union de peser plus lourd dans les arbitrages nationaux, non pas pour isoler le secteur, mais pour imposer sa vision dans la transformation de l’économie globale.
« Peser plus lourd, non pour défendre une économie à part, mais pour faire reconnaître que l’ESS est une part pleine et entière de l’économie — et qu’elle a quelque chose à dire sur la manière dont nous voulons la transformer. »
Situation des associations et financements publics
Face aux coupes budgétaires de l'État et des collectivités territoriales, il a alerté sur la fragilisation du modèle associatif et défendu le maintien de financements publics pérennes, essentiels à la continuité des services aux citoyens.
« La question ne peut pas seulement être : où dépenser moins ? Elle doit aussi être : quelle économie voulons-nous construire, et quels coûts voulons-nous éviter demain ? »














