WEB EVENT UDES | Regard croisé avec l'e-génération sociale et écologique

Ce temps d’échange a permis à trois jeunes entrepreneurs, Paul Duan, Fondateur et Président de Bayes Impact, Marco Della Corte, Cofondateur des Scop Le Court-Circuit, Le Bieristan et de la Scic Le Grenade, et Sabrina Marquis, fondatrice de la BoutiK Collaborative KSK d’interpeller Olivia Grégoire, la secrétaire l’Etat à l’économie sociale solidaire et responsable sur les enjeux auxquels il doievnt faire face et leurs besoins en cette période de crise.

« Il nous faut mener deux fronts : l’urgence et la relance » C’est par ces mots qu’Olivia Grégoire a débuté son intervention. Elle a ensuite rappelé que le plan de relance prévoyait 1,3 milliard d’euros destinés à l’économie sociale et solidaire sur deux grands canaux : les capacités de financement et la création de l’emploi durable.

Elle a ensuite valorisé les aides économiques mises en place par Bercy à destination des entreprises de l’ESS :

  • Financement via les prêts BPI, investissement en quasi fonds propres via la Caisse des Dépôts, …
  • Augmentation du dispositif local d’accompagnement à hauteur de 3 millions d’euros pour mieux répondre aux appels à projet
  • Urgenc’ESS : un fonds de 30 Millions d’euros pour les petites entreprises de l’ESS

Retrouvez toutes les aides pour les acteurs de l’ESS ici

Dans les prochaines semaines, le secrétariat d’Etat à l’ESSR diffusera un mode d’emploi à destination des acteurs de l’ESS afin qu’ils puissent renforcer leurs ressources et activer les parcours emploi compétences (PEC). 

Enfin, Olivia Grégoire a insisté sur le fait que l’ESS était une économie qui se développait dans les territoires. « Il est important qu’en matière d’organisation territoriale, on soit plus efficace ». Elle plaide notamment pour que les pôles territoriaux de coopération économiques (PTCE) soient réactivés car selon elle « c’est la méthode la plus agile et la plus adaptée pour répondre aux besoin des territoires ». 

 

Thierry Guerrier a ensuite donné la parole aux trois jeunes entrepreneurs invités à cette occasion.

Sabrina Marquis a présenté son association, Kilo Store Kids, qui s’inscrit dans l’économie circulaire, ses principales activités et les actions environnementales qu’elle mène afin de sensibiliser aux impacts de la fabrication du textile. Elle rejoint Olivia Grégoire lorsqu’elle évoque le fait que « l’ESS est une économie de territoires » et revendique un besoin de soutien des politiques publiques avec l’impulsion d’engager une profonde mutation des territoires autour de l’ESS. 

Marco Della Corte à la tête de plusieurs coopératives dans le secteur de l’épicerie/restauration est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à développer ses différentes structures. Perte de sens au travail, quels impacts pour quelles finalités, mode d’organisation et de gouvernance, réchauffement climatique… Développé une activité dans l’ESS lui a semblé une évidence. Afin de participer à la transformation économique et écologique de la société, il a co-fondé trois structures, sous la forme de SCOP et SCIC. Selon lui, « ces modèles créent de l’utilité sociale notamment grâce à une organisation démocratique ». 

Enfin, l’entrepreneurs social Paul Duan, a rejoint les propos de Marco Della Corte sur la question de la quête de sens. En effet, il a fondé la structure « Bayes Impact » sur ce même principe : donner du sens à la technologie. Il remarque qu’aujourd’hui, les initiatives citoyennes sont nombreuses mais elles peinent à être mise en application par les pouvoirs publics. Il relève également le fait que des aides et des dispositifs existent mais que « nous pourrions aller plus loin entre société civile et Etat ».

 

En réponse à ces trois témoignages, Olivia Grégoire a tout d’abord rappelé les aides existantes à destination des structures de l’ESS. Elle a ainsi évoqué les contrats de relance et de transition écologique (CRTE) – qui ont vocation à accompagner la création et/ou le renforcement de projets territoriaux compatibles avec les besoins de cohésion des territoires et de transition écologique – et la Loi PACTE qui vise à lever les obstacles à la croissance des entreprises, à toutes les étapes de leur développement en passant par le financement.

Elle a démontré son intérêt pour les modèles SCIC et CAE (Coopérative d’activité et d’emploi) « je pense sincèrement que ce sont des modèles d’avenir ». Elle continue de porter des propositions pour faire en sorte que ces modèles soient éligibles à l’ensemble des aides de l’Etat au même titre que les structures « classiques ».

Enfin, elle rejoint Paul Duan sur le fait de créer une collaboration plus importante entre les pouvoirs publics et les acteurs de l’ESS autour du « principe d’impact ». Elle a notamment mis en place les contrats à impacts qui reposent sur un partenariat entre le public et le privé destiné à favoriser l'émergence de projets sociaux et environnementaux innovants.

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