Réforme de la formation professionnelle : l’UDES défend un financement stable et ambitieux au profit des TPE-PME

Alors que la négociation sur la réforme de la formation professionnelle achoppe sur la question du financement de la formation des salariés, l’UDES défend un haut niveau de contribution au plan de formation et la mutualisation des fonds au profit des TPE-PME.
 
Pour les TPE-PME, l’obligation légale au titre du plan formation est une véritable « assurance formation » nécessaire dans un contexte économique défavorable. 

Renforcé par le mécanisme de mutualisation au sein des OPCA, cet investissement les sécurise dans leur démarche de développement des compétences de leurs salariés et participe à leur compétitivité. Pour l’UDES, il faut maintenir une contribution « plan de formation » significative pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille 
 
Le Medef, dans son projet d’ANI, n’entrevoit le soutien à l’effort formatif des entreprises que pour les TPE de moins de 10 salariés en organisant notamment une mutualisation à leur profit. Charge aux entreprises de 10 salariés et plus de s’organiser par elles-mêmes. Pourtant, les entreprises de taille moyenne, de 10 à 299 salariés, sont confrontées à des problématiques d’accès à la formation similaires : identification des besoins et de l’offre de formation, départ du salarié en formation, accès aux ressources financières … Sur ce point, le texte du Medef ne répond pas à ces enjeux. 
 
L’UDES considère la formation professionnelle comme un investissement dans le capital humain et non une charge. Elle défend un principe fort de solidarité en direction de l’ensemble des entreprises et notamment des plus petites qui ont des besoins sans toujours bénéficier d’un accompagnement RH structuré.
Dans l’économie sociale et solidaire, les entreprises doivent faire face à des besoins de qualification de plus en plus importants, notamment dans la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile et dans le secteur sanitaire et social. Sans compter la réforme des rythmes scolaires qui conduit les employeurs de l’animation, du sport, ou encore des centres sociaux, à intégrer de nouveaux salariés pour répondre aux demandes des collectivités – salariés qu’il faudra former.
 
L’UDES partage la démarche de la CGPME qui, dans un projet alternatif, en plus de l’obligation légale à un niveau ambitieux, défend un principe de mutualisation au bénéfice des entreprises de moins de 300 salariés. Principe qui sera mis en œuvre par une section « mutualisation TPE/PME » alimentée, notamment, par une contribution de solidarité des entreprises de 300 salariés et plus comprise dans la part que ces entreprises versent d’ores et déjà au plan de formation. Tout en dégageant des marges de manœuvre pour ces grandes entreprises, ce projet conforte les TPE-PME dans leur capacité à investir dans la formation de leurs salariés.
 
« L’UDES a eu l’occasion de défendre ce point de vue auprès des représentants du Medef, de la CGPME et de l’UPA lors de rencontres bilatérales organisées ces dernières semaines. L’Union entend également mettre en avant ses ambitions pour le compte personnel de formation à l’occasion de son audition par le groupe de concertation quadripartite piloté par Jean-Marie Marx, le 6 décembre prochain » souligne Alain Cordesse, Président de l’UDES.
 
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