Un an après le vote de la loi, les employeurs ligériens de l’économie sociale et solidaire font un premier bilan de la réforme de la formation professionnelle

« Libéralisation, individualisation et technocratisation du système » : c’est avec ces mots que Marc Marhadour, délégué régional de l’UDES en Pays de la Loire, a introduit cette matinée consacrée à un premier bilan de la réforme de la formation professionnelle, un an après son vote au Parlement (pour en savoir plus, cliquez ici). Un sentiment partagé par beaucoup parmi la cinquantaine de participants présents à Nantes ce mardi 26 novembre. Beaucoup d’opportunités offertes par la loi également, notamment pour les employeurs d’associations de moins de 50 salariés, qui bénéficient désormais d’une priorité dans les financements.

Aux côtés des responsables régionaux des trois OPCO de l’économie sociale et solidaire : Cohésion social (Uniformation), Santé (Unifaf) et Sport/Culture (Afdas), ainsi que du Fongecif (futur Transition Pro Pays de la Loire), les employeurs de l’économie sociale et solidaire ont pu échanger sur les nouveaux dispositifs promus par la réforme. Développement de l’apprentissage, de la formation en situation de travail, du CPF de transition ou encore du plan de développement des compétences. Autant d’outils à utiliser pour renforcer les compétences des salariés de sa structure. « Il faut penser l’alternance comme le nouveau contrat aidé », explique le responsable d’un des OPCO, comme pour inciter les employeurs à s’investir sur ce dispositif historiquement peu rependu dans l’économie sociale et solidaire. Un témoignage d’un employeur de l’aide à domicile a d’ailleurs montré, à ceux qui avaient encore des doutes, qu’il est possible de recourir à ce type de contrats même dans des métiers jugé éloignés de ces dispositifs.

Un an après, c’est un sentiment d’incertitude qui règne, avec un paysage qui n’a pas tout à fait fini de se remodeler. Incertitude notamment sur l’avenir de beaucoup d’organismes de formations, en particulier ceux sous statuts associatifs, qui devront faire face aux nouvelles exigences qualité rendues obligatoires par la loi. Certains dirigeants s’interrogent même sur l’opportunité de créer leur propre organisme de formation, afin de répondre au plus près à leurs besoins en formation.

Mais les employeurs de l’économie sociale et solidaire ont de la ressource ! En Pays de la Loire notamment, où sans attendre l’UDES a lancé un grand chantier sur l’attractivité des métiers de l’ESS, en association avec les partenaires sociaux, l’Etat, le conseil régional, les OPCO, la CRESS et Pôle emploi. Ce travail, qui prend la forme d’un Contrat d’étude prospective (CEP), aboutira en mai à la formulation d’un plan d’action afin de mobiliser l’ensemble des acteurs sur le sujet. A n’en pas douter, la formation professionnelle sera un des dispositifs à activer pour répondre aux enjeux d’attractivité des métiers dans les prochaines années !

Retrouvez ci-dessous les présentations proposées lors de cette matinée aux participants : 

Retour en images sur cette matinée : 

Mosaïque de photos de la matinée du 26/11/2019 en Pays de la Loire

 

 

Pays de la Loire

Chiffres clés

En Pays de la Loire, l’économie sociale et solidaire emploie 148 448 salariés, ce qui représente plus de 13% de l’emploi sur le territoire, et compte 15 378  établissements, soit 12,7% du total des établissements de la région.

 

Source : Atlas commenté de l'économie sociale et solidaire 2017, Observatoire national de l'ESS – CNCRESS

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